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Voici un résumé des escales où Naval a fait du rollo (ca vaut le détour!)...
Résumé des aventures de Naval Il est de retour en France et il nous fait part des moments forts rollo de son voyage !
Voilà enfin les impressions d'un marin patineur parti autour du monde en quête de nouveaux spots et de bitume parfait. En gros voilà comment je me suis éclaté pendant cinq mois et demi.
Boston
Boston est notre première escale, c'est les States et en plus çà fait juste une quinzaine de jours que je n'ai pas patiné. En gros j'ai les nerfs et j'ai vachement envie d'en découdre avec les riders locaux. Alors je vais tout de suite briser le mythe pour ceux qui y croyaient encore, les states pour le roller urbains c'est mort: j'ai sillonné la ville de long en large sans trouver le moindre patineur. Bon je ne me suis pas découragé, tant pis pour les ricains je choisi de rouler avec des potes avec comme objectif de faire le con le plus souvent possible. Les piétons ont bien apprécié le spirit gros rocks gap et autres tricks comme ils disent mais j'en ai jamais trouvé un pour chausser une paire de patins et nous suivre. Les jeunes sont restés cools, j'en ai rencontré plein qui voulaient savoir où on pouvait acheter des quads, par contre les forces de l'ordre sont carrément plus à cran qu'en France (si si). Un jour on est passé devant un building fédéral et là je tombe sur 'the gap', un truc de ouf, à ce moment j'étais encore super chaud pour ce genres de conneries d'autant plus que mes potes me poussaient. Je me dégonfle pas, je prends mon élan, je saute...
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...et j'arrive entier en bas, sur ce je me retourne tout content avec l'impression d'être le héros du jour. Faut croire que çà devait pas être l'avis des keufs locaux qui commençaient à arriver de partout, et puis fallait voir leur gueule (un sorte de mélange entre un mec de la BAC croisé avec un CRS et le tout bourré d'amphétamines). On s'affole pas, ils arrivent de partout et j'ai pas du tout envie de faire un épervier avec eux. Seule solution faire le français crétin qui parle pas deux mots d'anglais. Je sais pas si ça a marché mais après les avoir saoulé pendant deux ou trois minutes ils m'ont laissé un peu d'espace et je me suis cassé. Voilà c'était les States j'espère que je n'aurai pas trop brisé de rêves.
Fort-de-france
Alors la Martinique çà vas être super rapide car à part la capitale où on peut vaguement patiner place de la Savane si on a pas peur des mecs cramés au crack, c'est vraiment pas le pays du roller. Bon il y a les coins touristiques (la pointe du bout) où on peut un peu s'amuser mais les gens sont plutôt branchés plages et n'apprécient pas trop qu'on viennent les déranger pendant leurs vacances. Le seul kif aura été de patiner pieds nus. A part çà les plages sont super .
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Lima
La première vision du Pérou que j'ai eu ce sont des quartiers super pauvres où même le bitume est une denrée rare. Je me suis dit que cette fois-ci c'était raté pour le roller, et puis j'ai découvert le quartier de Mira Florès. En gros c'est le quartier des boîtes et des bars, on y trouve aussi les seules grattes-ciels de la ville. Là j'ai trouvé un super spot malheureusement peuplé uniquement de skaters. J'ai commencé à poser deux trois figures sur une série de marches correcte histoire de faire comprendre la vie aux planchistes et en quelques minutes je suis devenus la star locale. Ce qui ne représente pas grand chose. Il faut dire que dans le coin ils n'ont pas vraiment l'habitude de voir des patineurs et encore moins des sauteurs. J'ai même eu le droit de me faire cirer les rollers gratuitement. C'est quand les minettes locales ont commencé à s'intéresser au rollo que les choses se sont gâtées. Les flics en Amérique du Sud font parti de ce stéréotype du macho qui croient qu'avec un uniforme et un flingue on peu emballer tout ce qui bouge (qui à dit comme les marins). Enfin bon lorsque le flic chargé de la sécurité du lieu s'est rendu compte que le roller çà marchait mieux que le prestige de l'uniforme il s'est souvenu d'une loi interdisant le roller sur le spot pendant la journée. Ce qui est marrant c'est qu'on est revenu la nuit et qu'il existait une autre loi qui interdisait le roller la nuit. Enfin çà ne nous à pas empêcher de faire la connaissance de Céline, une patineuse hôtesse de l'air. C'était la première et dernière patineuse qu'on devait rencontrer pendant cinq mois et il fallait qu'elle soit française...
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Valparaiso
Le contraste entre le Pérou et le Chili est énorme, le nivau de vie à Valparaiso est proche de celui de l'Europe et le bitume est plus facile à trouver. Le seule truc super pénible c'est que dans aucun pays ils ne font de trottoirs lisses comme à Paris. Il faut toujours que ce soit des putains de dalles plus ou mois striées et plus ou moins lisses. A part çà ils ont des zones piétonnes importantes mais pas moyens de trouver un seul gap ou un seul décrochement pour rocker, c'est rando sinon rien. Il y a bien des galleries commerciales mais elles sont gardées par des mollosses qui sont encore plus cons qu'aux States. J'ai quand même une mention spéciale pour les hauteurs de Valpa, que l'on atteint en funiculaire et dont les pentes feraient frémir le plus fou des descendeurs. J'y ai pété un bout de platine en tentant un slide osé sur un mélange de goudron de graviers et de sable.
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Ushuaia
Nous voilà revenus dans les pays froids, on est en plein été et la température ne dépasse pas les 11°. Patiner la-bas c'est un peu la mission, le seule truc vraiment sympa c'est qu'il y a des super descentes à condition de maîtriser car elles donnent toutes dans la rue principale d'Ushuaia dont la circulation anarchique rappelle que l'on est en Amérique du Sud. Sinon le kif c'est de faire pleins de trucs en se disant à chaque fois que c'est le plus austral du monde (je me suis fait le catch le plus austral du monde, le rock le plus austral du monde, le papillon le plus austral du monde...). On est resté qu'une journée mais on a eu le temps de tout visiter. Là encore il y avait des pauvres skaters qu'il a fallut dresser, enfin çà a pas été trop dur, un catch un slide et j'avais de nouveaux partisans.
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Bahia blanca
Tout d'abord Bahia Blanca c'est l'Argentine et l'Argentine, c'est le pays des femmes. En cinq mois je n'ai pas vu plus de belles filles que la bas. Alors forcément on est tout de suite beaucoup plus motivé pour faire des conneries. Ca a commencé quand ne trouvant pas d'obstacle je me suis décidé de sauter un scooter, c'est pas haut mais dans ces pays vous passez tout de suite pour un rider pro. Alors je vous parle même pas des sauts de marches ou des gros catchs en centre villle. Comme en plus les Français ont la côte en Argentine, on a rapidement eu beaucoup de supporters et surtout de supportrices. On nous a même pris en photos, c'était énormes, il y avait des filles qui applaudissaient au moindre petit saut.Si tu es un poseurs, l'Argentine c'est pour toi. C'est aussi le pays du catch dans tous les sens du terme, la plupart des conducteurs ne regardent jamais dans leurs retros et ceux qui le font sont ravis de tracter des patineurs. J'ai tellement abusé de autos locales que j'y ai laissé une main (je ne me souvenait pas que la tôle ça coupait si profondément).
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Salvador de bahia
Le pays de la Samba n'est pas celui du roller. A part le front de mer où l'on trouve une piste cyclable à peu près lisse, le reste c'est la galère. Les trottoirs sont trop souvent défoncés et les routes sont impraticables à cause des dangers publiques qui roulent dessus (je parle pas de nous). Enfin on a quand même réussi à s'occuper pendant une après-midi. On s'est même lancé dans une descente de ouf profitant du fait que, lorsqu'on arrive en escale le premier jour, on débranche le cerveau. Je me demande toujours comment on en est sorti vivant, on allait si vite qu'on dépassait les caisses et dans ce pays çà veut dire qu'on allait vraiment vite. En pleine descente on est passé devant un keuf qui réglait la circulation, en passant je le vois me dévisager prendre son sifflet et là il se bloque. C'est comme si il avait buggé (ca utilise windows un flic ?) , il était tellement surpris de nous voir qu'il est resté coincé et quand mes potes sont passés après moi il m'ont dit qu'il était toujours figé! C'était énorme! A part ça on a finalement conclu qu'il valait mieux profiter des plages que du bitume.
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Dakar
Le Sénégal c'est pas franchement ce qu'on peut appeler un pays over urbanisé, mais respect car c'est à Dakar que j'ai vu les seuls quaders de toute la campagne. Ce qui est dommage c'est que ce jour là j'étais piétons et que par la suite je ne les ai jamais retrouvés. Sinon le véritable problème c'est déjà lorsqu'on est à pied on attire l'œil et tous les locaux cherchent à vous revendre leurs merdes à touristes, alors imaginez lorsqu'on est en roller. Il y a une seule solution ne jamais s'arrêter. Un autre épisode marrant qui m'est arrivé: un jour je n'avais pas assez de place pour ranger mes patins dans mon sac alors je me promenait en les tenant à la main. Grave erreur jeune Padawan! Je pouvais pas faire trois mètres sans qu'un local ne veuille me les troquer. Pour ceux qui sont intéressés par les cours du troc: pour une paire de quads défoncés, on peut avoir trois statuettes en bois .
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Tunis
Ah enfin un pays qui sait faire du bitume (sur les routes parceque pour les trottoirs faudra repasser). En plus comme il doit faire super chaud en été le bitume est devenu super lisse et pour rouler c'est un régal. En plus ils ont quelques petites places sympas en centre ville qui n'attendent que les patineurs. Malheureusement ces derniers ne sont pas encore au rendez-vous, ou alors je ne les ai pas vu. Mais à bord on avait un éléve tunisien qui avait des rollers alors tout n'est peut être pas perdu d'autant plus qu'au Maroc ils semblent avoir pas mal accroché au roller. Enfin pour les fanas randonnées et je sais qu'il y en a (dites pas non il y en a encore plus de dix milles qui pètent les couilles le vendredi soir) y a des super ballades à faire le long de la mer entre Tunis et Sidi bou Said.
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Odessa
On attendait l'escale la plus urbanisée et on a pas été déçu. Mais si l'Ukraine est ouvert aux produits occidentaux, les rollers n'y sont pas encore arriver. Les skates non plus (pour une fois). J'ai quand même été interrogé par un mafieu locale qui en cherchait pour sa fille. Par contre, merci les cocos, l'architecture stalinienne se prête pas mal au roller: marchfield énormes, escaliers, décrochement, larges avenues...Par contre pour emballer les minettes ce coup-ci le prestige de l'uniforme c'est mieux (surtout celui des marins français). En roller j'ai enfin pu trouver des spots suffisamment roulables pour envoyer des gros sauts. J'ai failli décapiter deux slaves distraits après un zoulou un peu osé et tomber dans les bras d'une mamie qui revenait de son marché. Mais sinon c'était une bonne session. D'autant plus que la police ne s'intéressait pas à nous vu qu'on collait mal au cliché du touriste facile à racketter. Ah oui j'allais oublier, pour les fondus du Troca fans de tac tac, il y a l'escalier Potemkine. J'ai jamais vu un escalier pareil il doit bien faire trois fois celui du Troca, avis au amateurs.
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Alexandrie
Bon me voilà de retour dans des pays chaud mais beaucoup moins urbain. Comme l'humeur du moment est à la visites de temples et autres joyeuseté je me demande bien ce que je vais pouvoir rider. Premier arrêt au temple de Louxor, il y a pleins de marches de gaps et autres modules à la mode égyptienne. Ca tombe bien j'ai les patins dans le sac à dos. Le problème c'est qu'à peine chaussé j'ai le droit aux chaleureuses acclamations du service d'ordre local qui ne semble pas souhaiter que le spot de Louxor soit enfin inaugurer. Ce n'est que parti remise, le lendemain nous partons pour la vallée des rois et le temple de la reine Apschetsout (ou quelque chose comme çà). Là je profite d'un moment d'inattention des gardes pour patiner pendant quelques minutes historiques et prendre quelques clichés sous le regard ahuri des touristes. J'aurais bien tenté l'épervier avec le service d'ordre mais avec le désert tout autour c'était un peu tendu. Le soir après de longues tractations nous acceptons finalement de nous faire reconduire en calèche à l'hôtel tels les gogos moyens. Le problème c'est qu'on est quatre dans une calèche où il y a difficilement de la place pour trois. Après cinq minutes de pètage de couilles je décide de chausser et je saute de la calèche en route sous les yeux éberlués de notre cocher qui n'a visiblement jamais vu de patineur et encore de patineurs catchant une calèche. Au bout dix minutes je suis saoulé par ce moyen de transport qui va encore moins vite que les rollers. Heureusement passe alors un taxi co. (en gros une espèce de vieux van pourri qui sert de bus et qui roule la porte ouverte pour permettre au passagers de monter et descendre plus facilement). J'abandonne ma calèche et j'attrape au vol le van au nivau de la porte d'où je peux converser avec les passagers. Je ne sais pas si c'est le cocher ou les égyptiens du van qui ont le plus halluciné mais à mon avis on en parle encore à Louxor.
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La valette
Maltes est une île superbe si on est fan de plages et d'architecture médiévale mais ce n'est définitivement pas le paradis des patineurs. Dommage de terminer la dessus. Je ne sais pas si vous voyez ce que çà fait de faire du roller dans un château fort? Eh bien patiner à la Valette çà revient à peu près à çà. Pleins d'escaliers, de pavés, mais aussi pas mal de plans inclinés, de murets, de décrochements. A l'heure du "freeskate" et des bladercross Maltes offres pas mal de potentiel pour la descente ( et pour les gaufres ). Avis à toutes les freeskateuses, la Valette vous attends. Sur cette note fsk nous sommes rentrés à Brest puis à Paris et vous ne pourrez jamais imaginer à quel point c'est bon de retrouver l'asphalte de la capitale. Il faut vraiment aller voir ailleurs pour ce rendre compte à quel point on est bien chez soi.
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Auteur : Jérome 'Naval' Henry
Photos : Naval
(C) Copyright 2004 Jérome 'Naval' Henry
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